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Post new topic Reply to topic  The OwnerZ Forum Index » \/---The OwnerZ---\/ » Discussion générales » BioHazard : MontMorency en Quarantaine
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HeavenWrath
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PostPosted: Mon 5 Nov - 23:34 Reply with quote

BioHazard: MontMorency en Quarantaine  


COPYRIGHTS:


-          Ce roman a été écrit et édité par Marc-André Lanthier. Tous droits d’auteur sont réservés. Si vous désirez faire une copie ou copier une partie de cette histoire, vous devez absolument lui demander avant de procéder à votre copie, hors vous risquez d’être poursuit devant la cours.
-          Ce roman contient des scènes de violence très détaillés et extrêmement morbides ainsi qu’un langage vulgaire et un vocabulaire sexuel cru. Il est déconseillé au moins de 18 ans de lire ce roman. Si vous êtes âgé de moins de 18 ans, l’accord de vos parents, tuteurs ou supérieurs est fortement recommandé.
-          En lisant ce roman, vous êtes pleinement responsable de vos actes. Vous êtes par conséquent conscient et consentant à ne pas reproduire de scènes dans celui-ci puisqu’il s’agit d’actions dangereuses, hautement à risque et contre la loi. L’usage d’arme à feu est illégal et fortement déconseillé.
-          Cette histoire est strictement fictive. Malgré tout, elle est composée de lieux et de gens réels. Si un évènement quel qu’il soit dans ce roman est véridique ou prémonitoire (Bien que très peu probable…), il s’agit d’un pur hasard.
-          L’histoire de ce roman est basée sur la série populaire de jeu vidéo « Resident Evil » aussi connue sous le nom de « BioHazard ». Bien qu’elle ne suive pas le véritable cours de l’histoire du jeu, les virus, les monstres et la compagnie Umbrella seront présent dans l’histoire. CAPCOM est donc à part entière propriétaire des différents éléments utilisés dans le roman. L’histoire du roman est par contre une production appartenant 100% à M. Lanthier.


Marc-André vous souhaite une bonne lecture et beaucoup de divertissement dans ce thriller où chaque seconde déterminera non pas le futur de l’humanité mais le celui de quelques personnes seulement… restons-en à la fiction et non l’imaginaire.


Last edited by HeavenWrath on Tue 4 Dec - 02:06; edited 7 times in total
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HeavenWrath
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PostPosted: Mon 5 Nov - 23:50 Reply with quote

Chapitre 1 : Bières, fun et … zombies ??? 
 
Lundi, 24 Décembre 07 – 01h34 : Les Trois-Brasseurs (Centre-ville de Montréal)
 

            Ça faisait longtemps qu’on c’était pas tous réuni pour prendre un drink en groupe. La gang au complet était au bar à boire une bonne bière OU un verre de Pepsi, la boisson de choix pour Mathieu et Bruno. Ils boivent trop rarement ceux-là. Même qu’on doute pas mal tous que Bruno n’ai jamais prit une bière de sa vie encore. Reste, c’est trop l’fun pareille, on est tous là ensemble alors que ça fait un bail qu’on discute que d’école, de travaux pratiques chiants et d’examens. Mais c’est FINI tout ça. Sauf pour Marc-André, lui y’est pas chanceux. Il doit se taper une autre année parce qu’il a coulé un cours de seulement 4% et le prof a pas voulu lui donner les points.
 

Éric : Hey! Les gars! On a réellement fini!
Dom : Pis c’est Noël!
Marc : C’est demain Noël, smart.
Éric : LALAAAAAAAAAAAA!!!
Dom : LALAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!
 

Tout le monde est content. Même Elie est venu avec nous pour prendre une bière. C’est super rare qu’on le voit sortir lui. Il est super sympa et il rit toujours avec nous, même quand c’est pas nécessairement drôle. Le groupe est pas mal diversifié en âge. Le plus jeune, c’est Bruno. Il vient d’avoir 19 ans cette année. Tandis que notre plus vieux, c’est Elie, 44 ans j’pense… Après, c’est Wolf, ou Domenic plutôt. Lui il a proche 30 ans. Le contraste est vraiment grand dans la gang mais on a pas mal tout un esprit jeune. On a du fun en groupe et même les journées où on s’pogne solide, on fini toujours par se réconcilier en quelques minutes rapides. Le lendemain, c’est comme une nouvelle journée, plus rien de la veille dérange vraiment.
 

Barman : Hey, faites attention au comptoir!
Frank : Fuck…
Éric : HAHAHAAAAAaaaaaaaaaa! Oh, trop drôle!
Joël : Après Éric chez Barbies, c’est Frank chez Les Trois Brasseurs.
Jo : Sauf que là, y’a pas encore dégueuler.
 

Encore une fois, tout l’monde semble content. Dany pis Lemarss, Marcelin plutôt, on lâché la session en plein milieu, mais ils sont quand même venu et ça, on apprécie beaucoup. Bon, ok, j’me tenais pas trop avec eux mais n’empêche, c’est l’fun d’les voir.
 

Math : Y’est quelle heure là?
Frank : Pressé d’rentrer chez vous?
Marc : Bah moi j’veux pas casser la veillée, mais j’rentrerai pas trop tard non plus, boys.
Éric : Vous êtes fifs…
Marc : Tu d’quoi contre ça?
Joël : C’mon p’tit Guy, t’es jamais sorteux, même le Roux sort plus souvent que toi là.
Dan : Hey les boys… c’est pas qu’on s’ennuie mais moi pis Lemarss on va y aller…
Marss : On a des femmes à occuper, nous.
Frank : Ouin, c’est ça…
Éric : Arrêter donc là… Frank est triste là.
 

Francis vient de laisser sa blonde. Ça marchait plus trop bien entre eux et à mi-novembre, il l’a prit à le tromper avec un de ses amis. La face du gars après qu’il l’aille défoncée aurait value 1000$ voir ça. Frank s’en ai même cassé un doigt. Remarque, c’est quand même mieux que d’avoir à s’faire faire un dentier. Finalement, après 3 ou 4 minutes d’obstination, on a finalement décidé de tous rentré chez nous. Elie a eu la bonté de boire légèrement, ce qui lui donne la chance d’être notre 3e chauffeur désigné. J’aurais pu conduire aussi, mais me suis fais volé mon char dans l’stationnement du CEGEP. Mathieu pis Bruno on embarqué 2-3 personnes chaque avec eux pis Elie m’a embarqué avec Marco. C’est l’fun, un peu de tranquillité au lieu d’avoir mal à la tête tout l’long du voyage.
 

Marc : Pas trop saoul?
Elie : Ça va… si tu vois que j’commence à changer de voie sans trop faire gaffe par contre…
 

Y’était dessaoulé depuis longtemps lui. Il avait pas prit plus que 2 bières de toute la soirée pis on était au bar pendant plus de 5 heures! Mathieu et Bruno suivait par en arrière. Éric avait l’air de déconné dans l’char à Bruno, comme d’habitude. En tout cas, ça bougeait fort. On a roulé jusqu’à qu’on passe le pont Viau pis on a croisé quelques fêtards dans les rues aussi. Ils marchaient un peu croche, probablement bourrés complètement. On a même croisé un accident, un char qui avait ramassé un poteau. Y’avait personne dans l’auto mais quand même, pas de towing ou de char de cochon dans les parages, ça sonne bizarre. Le cellulaire d’Elie à sonné 2 coups avant que Marco réponde pour lui.
 

Marc : De kessé?
Frank : T’as vu ça toi? Le char est carrément viré sur le top!
Marc : Ouin… ça aurait probablement donné ça si on t’avait pas convaincu de pas conduire…
Frank : HEHAHAHahaaa… va chier Marc.
Marc : Sérieux, pas de police, c’est quand même inquiétant.
Éric : S’en fou, moi j’veux baiser…
Frank : Bon, Éric est en chaleur. On s’voit tantôt au CEGEP.
Marc : Yep.
Elie : Alors, qu’est-ce qui s’passe?
Marc : Oh, rien de spécial. Éric veut s’trouver une fille. On r’descend à St-Catherine.
Elie : A St-Catherine? Mais non, on peut pas faire ça! C’est bien trop cher!
 

Là, j’avoue, celle-là était drôle. J’en ai ris longtemps. On n’a pas réellement redescendu à Montréal, on est allé directement au CEGEP pour que les autres qui avait leur char reparte chez eux tranquillement. En arrivant dans l’stationnement, on a remarqué d’autres fêtards devant l’collège privée d’en face. Sauf que là, ils criaient pas mal fort. Ça s’couraient après, ça gueulaient comme des perdus. Quand on est descendu, y’en a deux qui sont venue vers nous en titubant. Assez pathétique comme image.
 

Éric : My god! J’pensais m’être saoulé!
Frank : Bah oui toi… t’as finalement pas été aussi malade qu’eux.
Jo : Dégueulasse, y’on vomit partout sur eux-autres.
Marc : Huh…
Bruno : Hey. C’est pas trop jaune-brun leur vomit…
 

Bruno avait raison. Les saoulons avaient pas du vomit sur le bord de leur gueule et sur leur gilet. C’était trop foncé, trop liquide pour être juste du vomit. L’odeur était plus forte que l’alcool pis leur démarche pas trop normal non plus.
 

Jo : Ça sent la marde…
Éric : Ouin…
Jo : Non, j’veux dire la VRAI marde, les problèmes!
Mathieu : Christ, on dirait des zombies.
Marc : On « dirait » pas…
 

Le gars de gauche était soit totalement fini, soit un vrai monstre assoiffé de sang parce qu’il devait avoir proche 2 litres de sang coagulé partout sur lui. L’autre avait un bras pendant avec du sang qui coulait de sa main. Le sang venait de son poignet, il avait un bon morceau d’arraché, les nerfs et muscles à vifs. On voyait presque les os. C’était dégueulasse.
 

            Elie sortait de sa van quand il a remarqué qu’on commençait à reculer des autres saoulons. Il a rapidement remarqué qu’ils étaient pas trop normaux et est retourné dans la voiture en klaxonnant pour qu’on se retourne et prenne la fuite en rembarquant dans les voitures. Les portes verrouillées, les ceintures attachées, on c’est assis creux dans nos sièges pis les voitures sont partie plus loin dans le stationnement.
 

Frank : C’est quoi c’est cochonnerie là!?!
Marc : Merde, c’est pas autres choses que des Zombies!
Jo : Ça existe pas, les zombies.
Marc : T’appelle ça comment toi un saoul inconscient qu’y’est maculé de sang?
Jo : …
Marc : Moi j’appelle ça un zombie.
 

            Les voitures se sont arrêtées juste devant la sortie du stationnement puis les chauffeurs ont baissés les fenêtres. Ils ont discuté rapidement avant de reprendre la route en laissant les fenêtres ouvertes. Il faisait chaud pour un mois de décembre. Personnes avaient de manteau d’hiver sur le dos. On a finalement laissé Elie conduire pendant que Mathieu et Bruno suivait derrière. La radio fonctionnait et la musique était assez poche. J’ai changé le poste de radio pour voir si ça parlait pas de quelques choses à propos des « zombies », en profitant pour trouver un poste avec de la musique potable. Rien…
 

Jo : Finalement, c’est pas notre soirée.
Marc : Vraiment pas, non.
Elie : Baisse un peu le volume s’il te plaît…
Frank : On fait quoi là?
Elie : On va allez au port de St-Rose.
Marc : …
Jo : Attend, c’est pas des farces? Tu reçois vraiment du matériel par le port?
Elie : Mais oui! J’me tu à vous le dire depuis 3 sessions mais personnes ne veux m’croire.
Marc : Mais Éric déconne tout le temps là d’sus!
Frank : Ça l’air qu’y a visé juste pour une fois.
 

Elie nous a reconduit jusqu’à son fameux port. La face que les autres on fait en voyant ça, c’est incroyable. Elie a vraiment un port où il reçoit des livraisons de matériels informatiques.
 

Éric : Noooooooooooon…
Elie : Eh oui.
Math : T’as vraiment un port?
Bruno : On fait quoi ici là?
Joël : On est venu pour quoi, volé du stock?
Elie : Pas voler. Emprunter.
Marc : Emprunter quoi?
 

Elie nous a guidé jusqu’à une série de conteneur dans un coin bien tranquille puis il a retiré le cadenas d’un conteneur vert. Les portes rouillées se sont ouvertes dans un grincement harcelant avant de laisser devant nous apparaître une sorte d’entrepôt de caisses marqués « FRAGILE ». Il a utilisé une crow bar pour ouvrir une des caisses et à laisser tomber le top de la boîte sur le sol. Le contenu de la caisse était assez impressionnant mais aussi apeurant.
 

Elie : Vous en prenez une chacun.
Éric : … dis moi que c’t’une farce.
Dom : Moi j’touche pas à ça. No way.
Marc : Wolf, on n’a pas trop le choix. Ta vue les choses de tantôt?
Dany : J’veux un shotgun!
Marss : Ouuuh… c’est chaud.
Elie : J’ai que ça pour l’instant.
Frank : Moi j’dis que t’as plus dans les autres caisses…
Elie : Non, n’ouvre pas…
 

            Frank, aussi têtu que d’habitude, à ouvert les autres caisses et a trouvé des armes de plus gros calibres que les pistolets qu’on avait reçu d’Elie. On c’est tous approché des caisses pour découvrir un arsenal complet : Fusils à pompe, fusils sniper, fusils d’assaut, fusils mitrailleurs, mitrailleuses légères… tout y était.
 

Elie : Ces armes ne sont pas tous à moi, alors laissé les là.
Bruno : J’pense pas que ça va déranger le proprio si c’est lui…
            Un homme au regard vide et aux yeux gris-blanc était à l’entré du caisson et marchait lentement dans notre direction. Tout le monde ce sont reculé vers le fond du conteneur alors que l’homme avançait, les bras levés et la tête pendant vers l’arrière, comme s’il n’avait plus la force de se tenir droit. La détonation du pistolet produit un écho épouvantable et pendant un cours instant, j’ai cru être sourd. Marc baissa son arme en avançant lentement vers le corps immobile de l’homme en uniforme de gardien. La balle avait traversée la tête sans de difficulté et avait fini sa course contre le conteneur en face avant de s’écraser au sol. Le trou dans l’œil gauche et à l’arrière de la tête de l’homme prouvait que l’impact avait été fatal.
 

Marc : Personnes n’ouvre le feu sans avoir au moins apprit comment utiliser l’arme qu’ils ont en mains. C’est plus du jeu maintenant…
Éric : Tu parle comme si t’avais déjà tiré de ça.
Marc : Peut-être que c’est l’cas…
 

            Le silence absolu dans le conteneur montrait une certaine pointe de crainte et un certain réconfort à la fois. Est-ce qu’il avait vraiment déjà utilisé une arme à feu avant ou est-ce qu’il ne se fiait qu’à ses expériences et études sur les jeux et le net?
 

Jo : Bon, tu nous montre comment ça marche ou on y va par essais-erreur?
Marc : C’est pas trop recommandé. Premièrement, toutes les armes pointées au sol et évité de garder le doigt sur la gâchette.
Elie : Logiquement, c’est bien, oui.
 

            Marc nous a expliqué en gros comment tenir l’arme, engager et désengager la sureté, viser avec le réticule, recharger le pistolet et engager une balle dans la chambre. Il l’a même fait avec chacune de nos armes. C’est sûr, c’est pas la première fois qu’il en tient une dans ses mains.
 

Marc : Elie, si t’as ça ici, c’est que tu sais déjà t’en servir, alors pas besoin de t’expliquer comment te servir de tes revolvers?
Elie : Ça va aller, merci.
Marc : Parfait. Pour ce qui est des cowboys qui ont décidé de ce prendre un duo, faites pas les fous, on n’est pas dans un jeu et on est certainement pas comme Néo. Tirer avec deux armes en mêmes temps, ça demande beaucoup plus de délicatesse.
Éric : Sérieux, t’as déjà tiré d’une arme avant?
Marc : J’ai tiré d’la .22 au chalet pis du 9mm dans un stand de tire. Les pistolets sont pas mal tous semblables à quelques exceptions près. Les fusils et mitrailleuses par contre, c’est une autre histoire.
 

Chacun avait sa propre arme lourde. Elie par contre n’avait pas touché aux autres armes. Il s’en tenait à ses Colt Python .44 magnum, comme on l’avait déjà imaginé en classe. Moi j’avais pris un fusil d’assaut, le FAMAS. Y’avait une lunette à pointé-laser dessus, un « Red Dot-Sight » comme TheRoux avait dit. J’trouvais ça cool et confortable. Frank voulait absolument un Sniper, alors il a choisit un fusil après les quelques descriptions rapide que Marc lui a donné. L’AUG G3 semblait lui plaire : Double Mode avec un magasin de 30 cartouches. Facile à utiliser et ça prend pas une éternité entre chaque coup de feu. La lunette 3.8x suffisait à faire grossir l’œil d’une personne à 50 mètres à la grosseur d’un pouce. Mathieu et Bruno avait un fusil d’assaut similaire avec un lance-grenade en dessous. Domenic voulait un truc petit, déjà qu’il n’aime pas les armes. La MP5 lui suffisait largement. Dany et Marcelin avait les deux des fusils à pompes. Un véritable duo. Goldie, Joël à l’occurrence, a choisi l’UMP. C’était semblable à la MP5 de Wolf mais le calibre utilisé est plus puissant selon Marc. En parlant de lui, il a trouvé un truc assez impressionnant comme combo : Son fusil d’assaut avait un shotgun attaché en dessous. Ça lui permettait d’être efficace de loin comme de proche avec.
 

Éric : MASTER-KEY!
Marc : Non, c’est pas le gars avec les clés…
Éric : J’m’en fou, c’est trop drôle!
Math : Pis là, on fait quoi?
Bruno : On part chasser le zombie!
Marc : Presque. On va monter un camp pour se défendre pis on va trouver un moyen de prévenir les résidents de Laval de venir se réfugier dans le CEGEP. Va falloir utiliser les coffres de vos voitures les boys. On amène quelques armes supplémentaires avec des caisses de munitions.
Éric : Pourquoi d’autres armes? On est quand même pas pour en donnés à d’autres?
Marc : Non, mais si on fini par être encerclé, tu vas être content de voir du monde t’aider. Mais la raison principale, c’est que des armes, ça s’enraille des fois. On n’aura pas toujours le temps de les arranger, surtout la tienne.
 

            Éric avait choisi une mitrailleuse légère, un M249, le SAW, avec une boîte de 200 balles de .308 NATO. Épouvantable son affaire, on aurait dit Rambo. Si son arme s’enraillait, ça allait surement prendre une grosse heure arranger ça, juste changer le chargeur ça prend proche une vingtaine de secondes.
 

Frank : Tu veux vraiment retourner au CEGEP toi?
Marc : Tu connais beaucoup d’endroit avec des murs solides, plusieurs pièces pour accueillir un maximum de survivants, des vending machines et un local réseau avec communication extérieur via téléphone ou internet?
Jo : Brillant comme idée. Reste que c’est quand même dangereux, y’a plusieurs entrée dans le CEGEP. Va falloir barricader ça.
Math : On verra ça là bas. Moi j’entends déjà d’autres monstres qui arrivent.
 

            Le gémissement régulier des zombies approchait. Ils devaient être près d’une trentaine à marcher lentement. Mathieu, Bruno et Elie sont partie rapidement à la course chercher leur voiture alors que les autres étaient restés au conteneur. Une fois les chars à côté, le groupe a commencé à embarquer des caisses d’armes et munitions dans les coffres. Les voitures allaient être chargées lourdement mais ça ne les empêcheraient pas d’avancer. Une fois terminé, on est tous embarqué dans les voitures comme tout à l’heure. Mathieu avait Domenic, Dany et Marcelin avec lui. Bruno avait embarqué Éric, Frank et Goldie. J’étais embarqué avec Marco dans l’van d’Elie. Les fenêtres baissé, certains avait leur armes pointée à l’extérieur.
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PostPosted: Mon 5 Nov - 23:52 Reply with quote

Chapitre 2 : QG, Barricades et Inspections. 
 
Lundi, 24 Décembre 07 – 02h48 : CEGEP MontMorency (Laval-des-rapides)
 

Personnes n’a ouvert le feu jusqu’au CEGEP. On est resté tranquille. Une fois à l’entrée, j’ai regardé devant avant de voir Elie éviter de justesse un piéton qui était sur le chemin. Son visage maculé de sang montrait qu’il n’était pas réellement un piéton par contre. Bruno le heurta sans trop ralentir, reprenant le contrôle de sa voiture avec le capot cabossé. Une fois devant le CEGEP, les voitures se sont arrêtées sur le trottoir de l’entrée principale du CEGEP à reculons. Nous sommes sorties des véhicules en remontant les fenêtres et en verrouillant les portes.
 

Marc : Merde, ça valait 10 points celui là!
Bruno : Et c’est moi qui les ai!
Math : Non, tu l’as pas fini, regarde…
 

            Le zombie était étalé sur le sol et rampait lamentablement dans une direction aléatoire. Il semblait confus et incapable de se relever.
 

Math : J’ai passé d’sus sans faire exprès.
Frank : Tiens, on va finir ça en beauté.
 

            Francis leva son fusil et regarda dans sa lunette avant de retiré la sureté de l’arme et d’appuyé sur la gâchette. La déflagration fût assez puissante pour qu’il recule un peu. La balle avait ricoché sur le sol et avait été finir sa course dans les vitrines de la station de métro en face du CEGEP. La tête du zombie avait éclaté dans un bouilli de sang coagulé et de bouts de chair étendu au sol. Les membres sautaient sur places, comme s’il avait les nerfs encore actif. Son gémissement avait cessé.
 

Joël : Headshot… LOL!
Marc : Nice.
Éric : Amateur…
Marc : J’espère que vous allez vous servir de vos armes correctement les deux. C’est pas des armes légères que vous avez. Les bipieds vont être plus qu’utiles.
Jo : Bon, on entres-tu ou on fait semblant?
Math : Les portes sont barrées…
Dany : On va régler le problème.
Jo : Attend, on va pas casser les fenêtres des portes d’entrée quand même, ça va laisser les zombies entrer comme si on les invitait carrément.
Éric : À seconde que j’vois un truc qui bouge plus croche que moi, j’tire dessus pis j’vide mon chargeur. APRÈS, j’vérifierai si c’était vraiment un zombie…
Marc : On va commencer par amener les caisses d’armes et de munitions dans un local safe. Après, on verra à barricader les entrées secondaires. Le 3516 serait pas mal…
Bruno : Pourquoi monter tout ça au 3e étage? On pourrait juste utiliser quelques tables de la cafétéria et déposer les caisses dessus et sous les tables?
Elie : J’aime mieux ça, oui…
Marc : OK. On fait comme ça.
Marss : Et pour les zombies?
Dany : On les dégomme?
Math : Ça serait mieux de laisser 2-3 personnes aux véhicules le temps des transferts pour être certains qu’ils arrivent pas par surprise.
Marc : Jo, t’as ton cellulaire et ton portable?
Jo : Oui, pourquoi?
Marc : On va prendre les deux et on va entrer ton chargeur à batterie aussi. On va peut-être devoir rester ici un bon moment.
 

            Le groupe décida donc que Mathieu, Elie et Éric surveilleraient les véhicules le temps de transporter les caisses dans l’agora du CEGEP. Frank a sortie un couteau d’poche pour casser les serrures des portes mais finalement, on a encore eu une surprise de Marc. Il a utilisé un kit de lockpick pour déverrouiller les portes. Pendant que Frank, Dany, Marcelin et Goldie transportaient les armes et munitions, Marc et Bruno m’on accompagné pour aller fouiller dans les alentours pour voir s’il y avait des survivants ou des zombies dans les couloirs voisins… On en a profité pour déplacer quelques tables au centre de l’agora. Les caisses d’armes et munitions s’empileraient là.
 

Marc : C’est quand même bien éclairé pour 3 heures du mat…
Bruno : Un peu trop, oui.
Jo : Yo, les boys! On vous laisse les caisses, on va aller barricader les portes en attendant.
Frank : J’t’enmerde.
Dany : On s’en occupe.
Marc : On commence par les roulottes?
Bruno : Good.
 

            Les roulottes… maudits locaux ajoutés à dernière minute parce que l’CEGEP est trop con pour faire entrer le nombre juste d’élèves supposés entrer. Non, à place, il a décidé de faire entrer plus de 20% de son autorisation maximal. Aujourd’hui, au lieu d’accueillir 5000 étudiants, on est rendu proche 6500 à cause de ça et on en paye le prix en ayant plus accès au calvaire de local 3516 parce qu’on donne des cours de 4 heures à DEUX OSTIS d’étudiants nowhere. C’est pathétique.
 

            Les portes d’entrées de cet endroit étaient verrouillées mais on n’a pas voulu prendre de chance, alors on a fermé celle de l’agora à la cafétéria et on a posé 4 tables devant pour empêcher qu’elles soient défoncées facilement. Ensuite, on est allé vérifier et barricader les autres portes de l’aile A du CEGEP avant d’aller voir les autres portes de l’autre côté. En revenant à l’agora, on a remarqué la pile de caisses qui montait. C’est épouvantable comment gros on a prit de stock, mais ça va être plus utiles ici que dans le conteneur. Juste en reprenant le chemin après la courte hésitation, le courant a coupé sec, plus de lumière en dedans. Les lampadaires à l’extérieur aussi on cessés d’éclairer.
 

Marc : Calice…
Bruno : C’est quoi c’t’osti d’joke plate là?
Jo : Minute. On va régler ça… Voilà.
Marc : Passe ton 2e à Bruno le temps qu’on trouve de quoi éclairer.
            On a cherché quelques minutes avant qu’on c’fasse éclairer par une torche puissante. Dany est venu nous chercher pour nous ramener vers les tables où ils avaient placé les caisses. En éclairant dans une en particulier, on a remarqué des vestes tactiques avec torche attaché à l’épaule ou à la ceinture. Un bon bonus qui ce refuse pas dans une condition pareille. En plus, il y avait des talkies avec écouteurs et micros attachés. Chacun d’entre nous c’est équipé d’une veste, de talkie et d’une paire de gant en kevlar. Certaines paires avaient les doigts coupés. Ça donnait un style.
 

Jo : Là, ça fait SWAT en calvaire…
Dany : Hell yeah!
Frank : C’est poche, y’a pas de night visions…
Éric : NVGs… ça m’aurait étonné de toute façon, c’est proche 4000$ la paire.
Marc : Pas loin de ça, ouin.
 

Après avoir enfilé l’équipement, on est retourné les 3 vérifier les autres couloirs. Pendant ce temps là, les autres on fini de placer les caisses en ordres et on commencer à faire des chargeurs de munitions pour mieux s’équiper. On allait repasser plus tard pour ça. On est allé fermer et barricader l’aile B et C du CEGEP au premier étage avant de visiter les différents locaux qu’on n’avait pas verrouillés. Tous semblaient vides. Enfin… presque tous. On a croisé une personne en chemin.
 

Marc : Steph?
Bruno : T’as connais?
Marc : Ma prof de français en 2e session. Steph, ça va?
Jo : À pas l’air toute là…
 

            Évidement, elle n’était pas toute là. Son bras droit était tout déchiqueté, la peau manquait à presque tout les pouces carrés, elle avait des morsures sur le corps, dans la nuque et même au visage. Vu comme ça, selon la description que Marc nous avait souvent donné d’elle, elle était vachement moins pitoune.
 

Marc : Oh my fucking god!
Jo : C’est pas demain qu’elle va être belle.
 

            La professeur c’était retourné et nous voyait à moins de 20 pas d’elle. Ses vêtements déchirés dévoilaient son corps à gauche et à droite. La jupe avait été salement déchirée et montrait ses cuisses ensanglantées, sa poitrine était presque visible avec sa veste et son soutient gorge complètements détachés, arrachés. Sa démarche était lente et très débalancé. Elle manquait de tombée à tout les pas. C’est là que j’ai remarqué que non seulement il lui manquait un talon haut mais qu’un pied avait été complètement sectionné de sa jambe. Les os claquaient au sol, le son humide et collant du sang était écœurant et son haleine était fétide.
 

Jo : Fait d’quoi merde…
Marc : C’est dégueulasse. On peut pas la laissée de même.
 

            J’ai pris l’initiative, voyant que Marc avait un brin d’hésitation et Bruno était simplement bouche bé. Laissant mon fusil tombé contre mon dos attaché à la ganse, j’ai sortie mon SOCOM pour désengagé la sureté, allumer la visée laser et j’ai regardé dans le réticule jusqu’à ce que le point rouge pointe le front de la femme. En appuyant sur la détente, j’ai fermé les yeux, écœuré par la scène. En rebaissant légèrement l’arme, la trajectoire de la balle avait été un peu trop basse et j’avais fait éclater la jugulaire du prof. Elle c’est même pas arrêter une seconde et elle a continué d’avancer en lâchant un gémissement faible et noyer dans une gorger de sang qui coulait de sa bouche. La seconde balle la réduit au silence, étalant une partie de son cerveau contre le mur et la laissant s’effondrer contre le sol durement.
 

Bruno : Fuck… c’est dégueulasse.
Jo : Trop.
Marc : C’est pas aussi l’fun que dans les jeux de Resident Evil.
Bruno : En fin de compte, c’est pas mal mieux que Halo. C’est réaliste, ça saigne plus pis on crève pas aux vingt secondes back-stabbé.
Marc : C’est pas full le temps de parler de ça… on devrait aller avertir les autres que y’a des zombies dans le CEGEP aussi.
Jo : Bah logiquement, si y’ont entendu les coups d’feux, ils devraient déjà être au courant. Reste, y sont un peu loin…
Dany : … lo? C’est quoi ça… ah ‘sti! Le bouton! Hahaha…
Marc : Dan, le bouton attaché à l’écouteur dans ton cou, c’est pas décoratif!
Dany : Shut up… anyway, c’tait quoi les coups d’feux? Ça va?
Bruno : Ouin… on a juste croisé la prof à TheRoux pis elle avait faim.
Éric : À l’a tu sucée?
Frank : Christ que t’es con Éric…
Joël : Loooooool.
Marss : Ouuuuh… dégueulasse mon gars!
Éric : Non, sérieux, à l’a tu sucée?
Jo : Non Éric, à l’a sucée 2 balles de 45 à place. Une deepthroat pis une dans l’front.
Elie : Le bouton à la nuque, vous pouvez le verrouillé en le tassant vers le haut. Comme ça, tous les bruits détectés par le micro vont être directement enregistrés et la communication se fera toute seule.
Marc : C’est bien ça… communication main libre.
Dany : Bon, plus d’trouble avec le bouton, calice.
 

            On a reprit la route après avoir vérifié que la femme était bien morte, chose un peu inutile mais plus réconfortant. On a ensuite prit une course rapide pour monter au deuxième étage en laissant savoir les autres qu’on allait faire un tour rapide des étages pour verrouiller quelques portes et garder un accès à certains locaux après les avoir vérifiés et sécurisés. Tout était tranquille. Frank, Goldie et Éric sont venue nous rejoindre en haut jusqu’au 3e étage pour fouiller les locaux. Ils en ont profiter pour tirer quelques balles sur d’autres professeurs qui étaient là.
 

Éric : C’est quoi ça, y’a un fuckfest à l’école pis les profs ont décidés de faire un party ici? Damn…
Joël : Sérieux, c’est des no life! Y jouaient surement à WOW. HAHAHaha.
Jo : Tellement… non j’pense qu’ils sont restés ici pour corriger les exams de fin de session. Remarque ça fait longtemps qu’ils seraient ici.
Marc : Ça veut dire que ça fait longtemps qu’ils sont zombies… Probablement longtemps qu’ils sont porteurs du virus aussi.
Frank : Quel virus? C’est pas comme dans l’film là Marc! Réveille!
Marss : Et les zombies, ils ont poussés comme ça, tout seul dans l’école?
Joël : Oh… owné par Lemarss!
 

            On a finalement rejoint l’autre groupe devant le 3516. La porte était verrouillée. Frank à fait la gaffe d’essayer de l’enfoncer avec l’épaule et c’est fait mal. Pas trop brillant le fou. Éric allait pour tirer sur la serrure quand on a finalement décidé de fesser dedans à coups d’pieds. Ça prit 4 bons coups pour que la porte arrache avec le cadrage.
 

Éric : C’est bon! Ça défoule!
Dom : LALAAAAAAAAAAAAA!!!
Marc : Hey, on va utiliser le canal 2 et 3 pour les conversations de groupe en mouvements et le canal 1 pour communiquer avec tout l’monde… ça va être moins fatiguant d’entendre les autres parler si ça rien à foutre dans conversation.
Elie : Bonne idée.
Éric : Un vrai agent toi. On dirait que t’as fait ça toute ta vie.
Marc : C’est plutôt la logique, mais merci du compliment.
Éric : Si seulement tu pouvais t’la fermer des fois pis être brillant le reste du temps…
Joël : HAHAHAHahahaha!!
 

            L’ambience redevenait plus agréable. Malgré le stress et l’angoisse, on restait ensemble et on gardait notre sang froid. Pas de place pour la panique. C’était pas le moment pour ça de toute façon. Après avoir sécurisé tout les autres locaux, on a redescendu en bas. On a croisé le corps d’un de nos professeurs en chemin. Il avait la tête démoli et le corps troué de partout.
 

Marc : Fuck les boys… c’est pas des cibles en cartons!
Éric : Mais ça soulage.
Jo : Geez… z’avez pas été doux avec lui!
Joël : J’avoue.
Bruno : Une balle dans tête aurait suffit.
Frank : Pour les prochains…
 

            En redescendant en bas, on a entendu un autre gémissement au deuxième étage, mais celui-là était roque, creux et écho. On aurait dit un osti de gros rot mal fini. En se retournant, on a vu une ombre au bout du couloir avec le peu de lumière qui avait été rétablie grâce au système de génératrices de secoures. Frank et moi avons décidé d’allez voir qui ça pouvait être. Éric voulait suivre. Bruno, Goldie et Marc sont redescendu pour rejoindre les autres. En se dirigeant vers l’ombre mouvante, on a remarqué que le gémissement sonnait de plus en plus écho… C’est en tournant le coin qu’on a vu que il n’y avait pas un zombie mais une armée complète de zombie. Plutôt que de reculer afin d’éviter tout contact visuel avec ces monstres, nous avons inconsciemment ouvert le feu avec nos fusils et n’avons pas eu le bon sens de visé leur tête tellement l’adrénaline et le stresse mélangés ensemble nous rendait fou et apeuré.
 

Marc : Boys, ça va??
Jo : NON! PAS DU TOUT!!
 

            Les coups de feux s’arrêtèrent après quelques secondes de carnages intenses, la fumée fraîche des cartouches tirées était épaisse et sentait fort, la chaleur produite par la friction des balles dans les canons était visible comme lors d’un été chaud… Le canon du fusil d’Éric était encore fumant. Il avait tenu la gâchette pendant plusieurs secondes sans arrêt et ses bras avaient supportés le recule mais la crosse avait frappée à chaque détonation contre son épaule et sautant toujours, elle a fini par frapper fort sur sa clavicule. Il tenait son arme à une main par la crosse et le reste du poids était soutenu par la ganse. De sa main gauche, il massait sa clavicule pour faire passer la douleur mais en vain. Ça allait l’agacer un bon moment…
 

            On a regardé rapidement sans trop s’approché des corps si on reconnaissait quelqu’un dans le groupe de mort-vivants : Personnes de familier. Ah, non… Le fameux prof arabe qui nous avait presque envoyé chier durant la session hiver 2007. Les trois, on a sortie un pistolet pis on a vidé un chargeur complet sur lui. Quelques secondes après, Marc est arrivé en courant, son pistolet en main pointé plus ou moins vers le sol en avant de lui.
 

Marc : Ça va? C’est quoi qui s’p … oh my fucking god.
Jo : J’me d’mande si y va encore bouger l’calice…
Éric : Pense pas trop moi. Y’a presque pu d’tête.
 

            En effet, ce qui lui avait servit de tête autrefois n’était plus qu’une masse liquéfiée et poussiéreuse rouge et grise. Un autre zombie fit mine de bouger légèrement, mais il se recoucha immédiatement quand Marc tira une rafale de 3 balles avec sa M93R. Le pistolet tressauta et son bras remonta, balayant le dos et l’arrière de la tête du pauvre type.
 

Marc : OK… tant qu’on n’a pas fouillé TOUT les recoins de l’école, on n’est pas safe. Personne voyage seul de préférence.
Frank : J’ai pas l’intention de resté seul avec ces cochonneries là moi!
Jo : J’en connais pas gros qui l’souhaiterait!
 

            On est redescendu à l’agora pour recharger nos armes et on en a profiter pour avoir des magasins en réserves attachés à notre veste. J’ai finalement décidé de me brancher dans la salle de surveillance de la GARDA puisqu’on avait oublié de ramener un routeur sans fil du 3516. Ça suffirait de toute façon, on avait juste un portable en main. J’en ai profité pour brancher mon cellulaire avec mon chargeur, la pile était en dessous de la moitié. Elie est venu me voir et m’a demandé ce que je faisais pendant que les autres discutaient ensemble aux tables. Dany c’est éloigné du groupe un instant puis quelques secondes après, on a entendu une vitre brisée. Je suis sortie en courant pour entendre les autres lâcher un fou rire en voyant Dany sortir une canette de ROCKSTAR d’une des vending machine. Joël est partie en courant en chercher un paquet.
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Chapitre 3 : Troubles à l’horizon. 
 
Lundi, 24 Décembre 07 – 03h23 : L’Agora du CEGEP (Laval-des-rapides)
 

Bruno : Au moins, pour une fois que les machines on pas de produits périmés…
Éric : Non, moi j’dis HOURA pour pas avoir à payer 2.15$ pour une osti de bouteille de 591ml de liqueur. Calice de voleurs.
Marc : La cafétéria est encore éclairée. On va peut-être pouvoir se cuisiner des lunchs.
Joël : Un bon spécial Momo…
Jo : Une bonne poutine bien chaude…
Math : Avec d’la sauce sans les mottons… yeah.
Marss : Un bon burger dégoulinant de sauce piquante…
Éric : Raaaaaaaaaaaah, tu m’donne faim mon maudit!
Marc : Les fourneaux fonctionne! C’est donc bin con… Les lumières du CEGEP sont pas sur la génératrice de secoure, mais le four lui l’est.
Jo : Sont au propane, pas à l’électricité…
Dany : M’en fou, j’ai faim! Cuisine nous un beau gros plateau!
Marc : J’suis pas cuistot. C’est à Frank de faire ça.
Frank : Fuck. You.
 

            Finalement, Frank c’est décidé à ce lever pis à aider Marc à faire un bon p’tit lunch. Ça doit faire 8 heures qu’on n’a rien manger de consistant pis le ventre creux de même, on pense plus trop fort. Pendant qu’ils cuisinaient, les autres gars et moi avons débranché les vendings machines et les avons rapprochées du comptoir des cuisines. Au moins, la bouffe et les breuvages seraient tous dans le même coin, sans trop avoir à courir. Elles avaient tous les vitres défoncées ou les portes ouvertes. Marco avait vraiment un talent avec son lockpick. Étonnant de voir qu’il sache faire tout ça. C’est à ce posé la question à savoir si c’est un gars aussi calme et sage qu’il le laisse voir…
 

Dom : Faut que j’aille pisser les boys…
Éric : Moé ‘si calice. Ça fait depuis qu’on est sortie des 3 brasseurs que j’ai envie.
Jo : Qui va les surveiller?
Éric : Qui vient pour nous la s’couer là?
Elie : Pas moi… HEhehehehe!
Math : Daaaaaaaaaaaah…
Bruno : Sans façon. Non merci.
Marss : Tu prends et tu s’coue tout seul mon gars.
Éric : Z’êtes donc bin poches…
Jo : Fuck off, j’va y aller moi les surveiller.
Joël : J’shotgun ses frittes!
 

            On est allé les 3 en direction des toilettes les plus proches pis j’suis resté assis sur les sièges à côté. C’était tranquille. Pas un chat. C’est sur le chemin du retour avec les gars deux minutes après qu’on a entendu un truc plus loin, venant de l’entrée principale. Une vitre avait été brisée. Le son de verre glissant et grattant sur le plancher de céramique présentait un problème à l’entrée à moins de 100 mètres de là où on c’était installé.
 

Jo : C’est quoi ça?
Marc : Frank, ferme les fourres…
Éric : Quoi qu’y s’passe les boys?
Jo : Faites votre pisse vite, on a d’la visite.
 

            Le claquement irrégulier de pas était de plus en plus inquiétant. Il semblait y avoir plusieurs personnes ou choses qui marchaient en notre direction lentement. Le son sonnait un peu comme des griffes frappant sur le sol. Chaque pas glissé laissait aller un son harcelant pour les oreilles, comme si on grattait une craie sur un tableau. Domenic c’était replié derrière les tables avec les autres alors que Dany, Frank et Marc avaient avancé vers la porte, armes levées et pointées en direction des portes d’entrées. La lampe de poche que Marc tenait à la main éclairait un sol couvert de verre et tâché de sang. De petits bouts de chair poilu étaient présents. On aurait dit des poils de chiens… En relevant sa lampe vers les portes, on a remarqué que 5 des portes vitrées avaient été défoncées. Elles avaient subit des dégâts depuis l’intérieur puisque les bris de verre étaient étalées à l’extérieur du CEGEP.
 

Jo : Ça sent mauvais… y’a des trucs avec nous autres encore en dedans!
Marc : Et c’est pas humain…
Dany : Parce que tu trouve que des zombies c’est humains?
Marc : Non, j’veux dire que c’est pas d’origine humaine. Regarde les bouts de peaux à terre… c’est poilu en osti pour un humain, non?
Frank : Ça bouge dehors.
 

            Devant nous, à l’extrémité de l’entrée, près de la route à 20 mètres, y’avait des chiens debout qui regardaient dans notre direction. Leur dos était courbé, ils avaient les dents visibles même avec la faible clarté que la lune laissait passer au travers des quelques nuages dans le ciel, leur peau était lacéré à gauche et à droite. C’est évident, on vivait une histoire semblable aux jeux et aux films de RESIDENT EVIL.
 

Dany : Oh my god!
Éric : Oh my dog, dans les circonstances…
Marc : Si c’est pas trop demandé, on pourrait reculer?
Frank : Non, moi j’dis qu’on les…
 

            Le premier chien sauta dans notre direction suivit par les autres rapidement alors que les premières détonations des fusils et pistolets éclatèrent dans le silence et la noirceur du CEGEP. Les flashs produits par les flammes des armes éclairaient la pièce et c’est surtout grâce à cette lumière qu’on pu voir les chiens foncer sur nous. Marc avait laissé tomber sa lampe de poche pour saisir son fusil et ouvrir le feu, tirant des rafales avant de saisir le shotgun attaché. Dany avait tiré ses 8 coups avant de saisir son pistolet et continuer de tirer. Frank tirait coup à coup avant de passer en mode FULL-AUTO. J’avais sorti mes pistolets après avoir vidé mon magasin de 25 balles. Il devait y avoir au moins une quinzaine de chiens qui venaient de foncé sur nous avant qu’on ouvre le feu.
 

            Une explosion provenant de devant nous propulsa vers l’arrière, sentant le souffle des flammes nous engloutirent alors qu’on commençait à peine à avoir froid. C’est en me retournant que j’ai vu Bruno et Mathieu derrière, les deux avec leur fusil en mains, le canon de leur 203 décollé pendant qu’ils glissaient une nouvelle grenade de 40mm dedans pour ensuite appuyer leur fusil sur leur épaule. Marcelin et Domenic sont arrivés pour nous aider à nous relever et Joël et Elie se sont avancés avec Math et Bruno pour voir s’ils y avaient d’autres bêtes en dehors ou en dedans de vivantes. Plus rien sauf des bouts de chiens un peu partout au alentour. Le feu des explosions avait prit aux toiles et aux décorations de noël que le CEGEP avait installé quelques semaines plus tôt, laissant un éclairage assez confortable pour avoir une bonne vue sur la scène.
 

Jo : Tabarnack… la prochaine fois, faites le nous savoir!
Éric : Mon épaule calice… j’suis tombé dessus pis ça fait mal en christ!
Marc : Au moins tu saigne pas…
 

            Marc avait le revers de sa main couvert de sang. Il avait essuyé sa joue droite avec, étendant une coulisse de sang frais vers l’arrière. Rien de trop grave, mais si le fragment avait éclaté et avait été dévié un peu plus à côté, il serait probablement mort. Les autres n’avaient rien de trop grave non plus. Les quelques dernières détonations des fusils de Dany et Marcelin confirmèrent la mort des chiens zombies. Malgré les dégâts importants causés par l’explosion des deux 40mm, un des chiens avait été coupé en deux et continuait de lutter comme un enrager pour venir jusqu’à nous avant de se faire exploser la tronche par la Remington de Dany. Marcelin à fait éclater le bassin d’un autre qui a fini étalé sur le mur avant de lui faire une neurotomie en lui déchirant la colonne vertébrale avec son SPAS 12 à courte portée.
 

Marss : C’est quoi c’est putain d’choses là, mec?
Dany : Des chiens zombies, bah on aura tout vu!
Marc : Après ça, c’est quoi, les lickers?
Jo : Les bibittes rouges avec le cerveau à découvert?
Marc : J’espère pas, parce que si on s’fit au jeu, c’est pas doux comme bête…
Éric : Bah, une rafale dans l’cerveau pis a va bin s’calmer la p’tite bête.
Bruno : J’espère bin, parce qui si les chiens peuvent survivent à des grenades, imagine ces cochonneries là!
 

            Bruno avait raison. Si les chiens étaient aussi résistant alors qu’un simple coup de pied ferrait fuir la plus part normalement, j’imagine pas trop les lickers. Dans le jeu, les chiens se prennent pas plus de 5 balles de pistolet avant de crever. Remarque, une seule dans la tête suffirait si on pouvait viser mais ils bougent trop vite. Les lickers survivent à plusieurs cartouches de calibre 12, alors j’ai pas trop envie de savoir si dans la vrai vie c’est semblable.
 

            On a barricadé les portes d’entrée principale aussi après avoir rechargé nos armes. Les cartouches vides et douilles au sol sentaient encore frais et l’odeur de poudre à canon était étouffante. Marc est allé à l’infirmerie avec Elie pour trouver un kit de premier soin… si y’en avait un, pour sûr. Ils sont finalement revenus avec une simple trousse de premier soin, mais c’est toujours mieux que rien. Le désinfectant utilisé sur la blessure au visage du roux était fort et l’avait fait serrer des dents. Ça avait l’air assez chiant, merci.
 

Marc : …barnack.
Éric : Y’a pas de quoi pour calmer la douleur? Mon épaule me fait chier encore.
Marc : Aussi con que ça, non. Y’a des bandages, une aiguille avec du fil chirurgical, un épi pêne mais pas d’Pain killer ou d’Anti-inflammatoire. C’est vraiment le CEGEP ça…
Éric : Calice… Même pas de Tylenol… C’est CHEAP en christ!
Dom : Met une serviette ou un coussin sur l’épaule que tu t’sers pour appuyer le gun. Ça va moins faire chier quand tu tire.
Éric : Ouin, pense m’a faire ça.
 

            Le groupe avait un p’tit down. On pensait avoir trouvé un endroit sécuritaire mais finalement, on avait trouvé un genre de NID de zombies. C’est dégueulasse, pourquoi fallait que ça nous arrive à nous? Frank est allé voir sur mon ordinateur 2-3 trucs avant de trouver un site internet qui donnait la radio en directe.
Animateur : … pour cette raison que la police locale recommande à tout les résidents de rester chez eux, portes verrouillées et rideaux fermés. Il faut à tout prix éviter de prendre tout contact physique avec ces choses plus ou moins humaines, aussi appelés des Zombies. Dans toutes circonstances où vous ferriez face à ces choses, il est recommandé de fuir le plus loin…
Éric : Comme si ça nous apprenait quelque chose qu’on ignorait à l’instant.
Jo : Chut… tait-toi deux minutes.
Animateur : ... viter tout contact avec ces choses. Si vous êtes blessés, mordus ou graffignés par ces zombies, le risque d’infection et de contraction du virus est terriblement élevé. Si un de vos proches a été blessé, il est possible qu’il soit porteur du virus et puisse le transmettre via le sang ou la salive. Prenez toutes les préc…
 

            On c’est tous retournés en même temps vers Marc-André en le regardant d’un air douteux. C’était pas pour être chiant ou craintif, mais l’instinct nous disait de faire attention. La blessure à son visage était peut-être pas du à un des fragments des 40mm finalement. Il a baissé la tête et à retiré la ganse de son épaule pour déposer son fusil sur la table. En se relevant, il nous a tourné le dos pour aller prendre une marche un peu plus loin dans le couloir de l’aile ouest, dans le bloc A du CEGEP.
 

Marc : J’pense que j’vais aller prendre une p‘tite marche…
Dom : Fait pas d’connerie l’gros.
Marc : J’ai pas l’intention de faire quoi qu’ce soit.
 

            Son air était sombre et très inquiétant, mais le suivre l’aurait juste fait plus mal ou chier qu’autre chose. On l’a laissé aller pis on a décidé de lui donner un bon 5 minutes avant de l’rejoindre. Ça pas prit 2 minutes avant d’entendre une détonation écho un peu plus loin. On a prit une course rapide dans la direction du coup d’feu avant de voir Marc debout, la Beretta pointée sur un corps au sol, la tête baignant dans une marre de sang.
 

Jo : Calice… tu nous as foutu la chienne mon gars!
Éric : Merde, j’hériterai pas d’son gun… hahaha.
Marc : Si tu l’veux, prend le, j’vais changer d’arme probablement… Trop encombrant.
Bruno : Surement pas plus que celui d’Éric.
Éric : Je l’prends!
Marss : Tu prends, tu charge, tu tire et tu t’casse.
 

            Le groupe est parti à rire aux éclats. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas rit comme ça et ça faisait du bien. Marc était de retour pis ça faisait moins peur. On a continué de le surveiller pareille mais discrètement. On en parlait plus, question d’éviter les conflits. Son humeur était variante depuis qu’on avait éteint la radio, il était songeur aussi mais c’est plutôt normal quand on apprend qu’on est peut-être porteur d’un virus zombie qui risque de nous changer nous même d’une minute à l’autre…